Centre d'interprétation de la ligne de démarcation Génelard(71), Saône-et-Loire

ACTUALITéS

19/02/2014

 - Programmation 2014


Samedi 17 mai de 19 h à 23 h : Nuit Européennes des musées.



Samedi 20 et dimanche 21 septembre : Journées européennes du Patrimoine.

19/02/2014

 - Réouverture à la visite du centre d'interprétation

A partir du 19 février , le centre d'interprétation rouvre à la visite pour la saison touristique 2014 selon les horaires suivants : - du 19 février au 30 juin et du 1er septembre au 11 novembre inclus, du mercredi au samedi de 10 h à 12 h et de 14 h à 18 h, les dimanche et jours fériés de 14 h 30 à 18 h 30 ; - du 1er juillet au 31 août, du lundi (...)
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COORDONNées

Centre d'interprétation de la ligne de démarcation
Place du Bassin
71420 Génelard
Tél. 03 85 79 23 12
Fax 03 85 79 27 23

Dernière mise à jour le 05/03/2014

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Rappel historique

Instaurée par la convention d'armistice franco-allemande du 22 juin 1940 et entrée en vigueur trois jours plus tard, la ligne de démarcation, supposée temporaire, partagea en deux treize départements. Au nord de cette ligne, la zone occupée, peuplée et industrialisée. Au sud, la zone non occupée, relativement agricole.

"Cette ligne est un mors que nous avons mis dans la bouche d'un cheval. Si la France se cabre, nous serrons la gourmette. Nous la détendrons dans la mesure où la France sera gentille." Propos d'un officier allemand non identifié.

De juillet 1940 à mai 1941, la ligne de démarcation fut surveillée côté allemand par des militaires, avant d'être remplacés en mai 1941 par des douaniers. Côté français, la mission de surveillance fut confiée à des éléments de l'armée d'armistice, à des gendarmes, à des policiers et à des douaniers.

L'instauration de cette ligne eut de nombreuses incidences sur la vie quotidienne des Français : dès son installation, un régime de laissez-passer fut en effet mis en place pour toute personne souhaitant franchir légalement la ligne. Parallèlement se développèrent des passages clandestins (prisonniers de guerre, soldats alliés, réfractaires, étrangers, Juifs…), les passeurs firent leur apparition. La ligne de démarcation accoucha des premiers actes de résistance envers l'occupant.

Cette ligne entrava la communication et la circulation des personnes et des biens : courrier, téléphone et télégrammes furent d'abord interdits, puis à compter de septembre 1940 à nouveau autorisés, avec l'apparition notamment des cartes interzones sur lesquelles des indications pré-imprimées devaient être biffées. L'économie ainsi que les services administratifs et juridiques se retrouvèrent soudain complètement désorganisés par la démarcation. La vie scolaire, les sports et les loisirs, le ravitaillement, n'échappèrent pas eux non plus aux conséquences de cette ligne. Des trafics en tous genres se développèrent.

À la suite du débarquement anglo-américain en Afrique du Nord, la zone non occupée fut envahie le 11 novembre 1942, mais la ligne de démarcation fut maintenue matériellement jusqu'au 1er mars 1943, date de son ouverture. Les laissez-passer furent alors supprimés. La fin officielle de la ligne n’est cependant signalée qu’en 1944.